Fanfic': Avant de te dire adieu

Fanfic': Avant de te dire adieu

Un jeune garçon est assis à une table. Il écrit une lettre. Sa main se dépêche, sa plume se crispe sur le papier.

Sa chouette attend sa lettre. Ses yeux sont embués. Cette lettre est une confession. Ce sera la dernière de sa vie. Dans une heure, il sera mort. Mais il n'a pas peur.

Il sait que se sera rapide, il sait qu'il l'a mérité.

Du jour ou il a décidé de s'éloigner de se que l'on voulait qu'il soit il savait qu'il en mourrait.

Parce qu'on échappe jamaisà ce que l'on est, parce que chaque décision à ces conséquences, parce que le destin n'a pas grand-chose à dire et parce que on ne peut être un homme si l'on ne se révolte pas contre ce qui nous déplait. Il allait mourir.

Rien, il ne regrette rien. Sauf une chose : ne jamais lui avoir dit « je t'aime ». C'est pourquoi il écrit cette lettre. Pour qu'elle sache, pour que peut être elle ne le déteste plus complètement.

Il n'attend rien d'elle, pas même qu'elle soit touchée. Il veut juste qu'elle sache, il veut juste mourir sans plus rien regretter.

Sa main tremble sur le papier. Son écriture est moins ferme que ce qu'il voudrait. Ce n'est jamais facile de trouver les mots, ce n'est jamais facile de savoir si l'autre comprendra.

Il veut que se soit clair, il veut qu'elle ressente son c½ur à travers sa lettre.

Mais il n'a qu'une heure devant lui. Et ensuite, il mourra.

Il sais qu'il ne saura jamais se qu'elle pensera de sa lettre. Il sait qu'il n'obtiendra jamais de réponse.

Mais il doit l'écrire. Il faut qu'elle sache.

Il trempe sa plume dans l'encrier, et couche les mots sur le papier. Il n'est pas sûr d'y mettre le ton. Il n'est pas sûr de choisir la bonne façon.

Mais il n'a qu'une heure, il n'a plus toute une vie.

Il se rend compte que cette heure là avant sa mort, c'est avec elle qu'il la passera. En pensées, bien sur. Mais c'est déjà mieux que rien du tout.

Il revoit son visage, il revoit son sourire. Et puis tout semble évident.

Il sait ce qu'il va écrire...

Sa plume s'approche du parchemin jauni. Et les mots viennent d'eux même.

Hermione,

Je ne t'ai jamais appelé par ton prénom, je ne t'ai même jamais dit un mot gentil.

Si tu froisses cette lettre avant de la lire, il y aura toujours des non-dits.

Je voudrais que tu saches que je regrette ce que j'ai fait.

Chaque insulte, chaque mauvais geste, mes regards mauvais.

Ce n'était pas moi, c'était ce que je devais être.

On n'a pas toujours la chance d'être ce que l'on voudrait paraître.

Depuis tout petit, on m'interdit d'aimer.

Depuis tout petit c'est le Doloris qui m'a formé.

Interdit d'avoir de la peine, interdit d'éprouverla pitié.

Interdit de posséder des regrets, interdit de pleurer.

On m'a formé pour devenir Mangemort.

J'ai étudié la magie noire, les mauvais sorts.

On m'a dit d'avoir toujours la tête haute

De mépriser Potter, Weasley et tout les autre.

Mais à aucun moment on m'a dit d'éviter ton regard.

Et ça je l'ai compris par le plus grand des hasard.

Quand mon regard a croisé le tient dans le couloir du train.

J'ai su que pour moi, il n'y aurait plus jamais rien.

Mon c½ur s'est emballé, et j'ai eu mal en l'entendant me supplier.

Il voulait que je le laisse libre, il voulait que je le dépose à tes pieds.

J'ai eu tort, je n'ai pas voulu l'écouter.

J'étais si orgueilleux, si fier, si mal éduqué.

Je l'ai forcé à te haïr, forcé à t'insulter.

Je l'ai forcer a te maudire, forcer à t'humilier.

Mais, oh Hermione, si tu savais,

Si tu savais combien il me maudissait.

Je n'avais pas le choix, je devais les cacher.

Tous ces sentiments que mon c½ur voulait te crier.

Si on l'avait appris, si mon père l'avait su,

Il m'aurait maudit, il t'aurait tuée.

J'aurais pus résister, j'aurais survécu

Mais sans plus te voir, mon coeur en aurait étébrisé.

Alors j'ai menti, j'ai joué la comédie,

Je faisais tout pour être haï,

Tout pour te protéger.

Je mourais d'envie de t'embrasser,

Je crevais de ne pouvoir dans mes bras te serrer,

Mon c½ur se lamentait de ne pouvoir te parler,

Mon corps avait froid de ne pouvoir te réchauffer.

Je t'aimais Hermione, je t'aimais à en mourir,

Et je t'aime encore je sens mon c½ur frémir,

Te voir entre deux cours, t'épier du regard

Être jaloux de tes amis sans même le vouloir.

Eux, ils étaient prés de toi, pouvaient te consoler.

Combien de fois ai-je souffert de te voir pleurer ?

Combien de fois ai- je fais couler tes larmes?

Combien de fois ai- je voulu que l'on me tue d'une arme ?

A chaque mot « sang de bourbe » c'est un « je t'aime » que j'étouffais,

A chaque menace de mort, c'est l'envie de te prendre la main que je refoulais,

Oh Hermione, si tu savais, si tu savais combien je t'aimais.

sixans d'insulte,six ans de mépris,six ansà te rendre la vie impossible.

Maissix ans aussi à laisser brûler mon c½ur d'un amour intangible.

J'aurais voulu, que toi et moi existe, j'aurais voulu pouvoir dire « nous »,

J'aurais voulu crier, t'aimer comme un fou !

J'aurais aimé que rien sur terre ne nous sépare,

J'aurais voulu me promener avec toi à pré-au-Lard,

Mais ce n'était q'un rêve, je n'avais pas le choix,

Je n'avais pas le droit de prendre cette voie.

J'aurais voulu, j'aurais aimé, mais qu'importe maintenant ?

On ne peux revenir en arrière il faut assumer ses actes d'antan.

Mais si je dois mourir, je veux que tu saches, Oh Hermione,

Qu'en fermant les yeux c'est ton visage et ton sourire que j'emporte avec moi.

Je t'aimerai même au delà de la mort...

Voilà Hermione, tu sais tout. Dans quelques minutes, je serai mort. Mais je n'ai pas peur. Tu t'en moques j'en suis sur. Si je dois mourir c'est parce que pour la première fois de ma vie j'ai agi en homme.

Quelqu'un a dit un jour qu'un homme était défini par ses choix et non par ses actes. Il avait raison.

J'ai passé mon enfance à être bercé selon les principes même de la magie noire. On m'a formé pour devenir un des serviteurs du seigneur des ténèbres. Mais jamais on ne m'a demandé si telle était ma volonté.

Je croyais que mon père était grand, qu'il était le meilleur. J'avais tort.

Avec lui, je n'ai jamais su ce qu'était l'amour d'un père pour son fils. La seul chose que j'ai apprise de lui c'est « marche dans mes pas ne me fait jamais honte ou tu mourras »

Alors, j'ai fait ce qu'il voulait.

Mais un jour, je t'ai rencontrée. Et tout à changé. Il m'a fallu du temps, mais j'ai compris que je t'aimais.

Petità petit j'ai voulu m'éloigner de mon héritage.

J'ai échoué dans toutes mes missions de Mangemort. La dernière me fut fatale.

Je devais te tuer.

Je n'ai pas pu, j'ai supplié mon père de me donner une autre cible. Il a ri.

Comment pouvais-je te tuer Hermione ? Je t'aimais trop pour ça.

Mon c½ur aurait cessé de battre avant même que j'aie eu le temps de prononcer le sort fatal.

Remarque, j'aurais mieux aimé mourir de ta main. Cela aurait peut-être été plus facile. Mais je ne voulais pas que tu deviennes un assassin. Je n'ai jamais pus en être un. Tu ne pouvais en devenir uneà cause de moi.

Alors j'ai fait mon choix. Il fallait que tout s'arrête.

J'ai refusé de te tuer. Je leur ai dit que je ferais tout pour te protéger.

Ils ont lu en moi mes sentiments pour toi.

Ils se sont sentis trahis de voir que moi je voulais les quitter.

Je n'aurai jamais la chance de le faire.

Je n'aurai jamais l'occasion de te dire tout ça en face. Je ne saurai jamais si tu en aurais ri. Une lettre, sa doit te sembler tellement lâche. J'aurais voulu faire mieux, mais le temps m'est compté.

Mon père va venir me tuer.

Adieu, Hermione. Adieu et à Jamais.

J'emmène avec moi ton souvenir.

Le souvenir d'un cou de poing, qui m'a brûler la peau parce que pour moi c'était la seule manière pour que tu me touches.

Le souvenir de ta voix, de ton sourire, de ton regard et de tous tes gestes.

Le souvenir de toi à tout jamais.

Je t'aime.

Drago

Il ne reste plus que quelques minutes avant la fin. Le jeune garçon plie sa lettre.

Son regard est mouillé de larmes si longtemps refoulées.

Plusieurs s'écrasent sur la lettre en faisant de petites tâches.

Cela n'a plus d'importance pour lui. Elle verra ces taches et saura combien mon c½ur est serré à l'idée de ne jamais la revoir. Voilà ce qu'il pense.

Sa main tremblante attache la lettre à la patte de la chouette. Il la caresse doucement et lui murmures quelques mots à l'oreille.

Soudain, il réfléchit.

Il enlève son collier en forme de serpent et l'attache à la lettre.

La chouette s'envole. Il est seul. Terriblement seul face à son destin.

Il va mourir pour elle. Il va mourir pour qu'elle puisse vivre encore un peu.

Il sourit. Il est heureux.

Soudain, la porte s'ouvre lentement. Une femme entre.

-Mère, dit-il tout doucement.

Il est bientôt l'heure Drago, Répond-t-elle du même ton.

Les yeux de sa mère sont humides. Elle ne pleure pas. Elle n'a pas le droit. Il le sait. Mais elle a mal.

Son fils unique va mourir et elle ne peut rien contre ça.

Elle pourrait supplier. Mais elle mourrait avec lui. De cela, il ne saurait être question.

Il n'a pas sauvé la femme qu'il aime pour que sa mère meure avec lui

-Je n'ai pas peur, lui dit il

-Je sais. Un Malfoy n'a jamais peur.

-A cet instant, mère, je ne suis plus un Malfoy. Je suis un homme libre. Un homme qui donne sa vie pour en sauver une autre. Je suis heureux, mère. Je suis tout ce qu'un Malfoy ne sera jamais !

A ces mots, sa mère sourit. Elle l'attire contre elle et le serre fort contre son c½ur.

Je t'aime mon fils. Un jour, nous nous retrouverons.

Elle tourne les talons et s'enfuit en courant. Il est l'heure.

Des larmes mouillent son visage. Personne ne doit la voir ainsi.

Encore une fois la porte s'ouvre.

Son père entre.

Ils s'affrontent du regard. Pas un mot n'est dit.

Drago sait que son père essaye de le faire plier sous son regard. Mais il résiste.

Il mourra en le regardant droit dans les yeux. Il ne les baissera pas.

Il affronte la mort comme...comme...commeun Malfoy le ferait. Et cette pensée le fait sourire mentalement.

Non, décidemment, on n'échappe pas à ce que l'on est.

Son père lève sa baguette. Il lance quelque Doloris.

Drago tombe à terre. Il se tord de douleur, mais ne dis pas un mot.

Non, il refuse d'entrer dans le jeu de son père.

Endoloris, Endoloris, Endoloris et encore Endoloris.

Drago s'affaiblità vue d'½il.

Il va mourir. Mais il le fera en homme.

Soudain son père s'approche, le relève.

Encore une fois ils sont yeux dans les yeux.

La fin approche. Drago le sait.

Son père murmure juste ces mots »j'ai honte de toi » !

Et Drago sourit. Lui il n'a pas honte. Son père lui fait pitié.

La baguette de son père se lève encore une fois...La fin arrive. Drago pense à Hermione.

Un dernier mot « Hermione je t'aime », un dernier regard à son père qui se moque de lui.

La baguette est prête. Le sort au bord des lèvres.

A des kilomètres de là, une jeune fille est réveillée par une chouette qui toque au carreau.

Elle se lève. Les deux garçons qui dorment dans le lit voisin ainsi que Ginny se réveillent aussi.

Hermione se lève. Ouvre la fenêtre.

La lettre est pour elle. Qui peut lui écrire ?

Elle l'ouvre. Un collier tombe. Elle n'y prête pas attention.

Son regard s'arrête sur la signature.

« Drago »murmure-t-elle.

Elle veut froisser la lettre, la jeter.

Ses yeux sont attirés par des petites taches sombres.

« On dirais....des larmes ? » Elle en est toute étonnée.

Avant que quiconque pause la moindre question, elle sort de la chambre.

Elle s'assoie par terre, la lettre entre les mains.

Elle ne sait si elle a envie de la lire.

Mais au fond d'elle, une petite voix lui souffle : « lis là, lis là »

Elle déplie la lettre. Elle commence à lire.

« Hermione », elle s'arrête. Son c½ur se serre. C'est la première fois qu'il l'appel comme ça.

Un doute lui vient. Ellea soudainement peur de cette lettre.

Sa respiration est rapide. Son c½ur s'accélère.

Elle doit la lire.

Elle remarque l'écriture tremblante. Sa peur augmente.

Elle respire un coup, deux coups ; il faut se lancer.

Elle reprend la lecture. Elle jure de ne plus s'arrêter avant la fin.

Elle lit. Elle lit à s'en faire mal aux yeux. Elle lit en sentant des larmes couler sur son visage.

Elle lit en sentant en elle une douleur indéfinissable.

Elle lit en ressentant l'amour de Drago.

La lettre est finie. Hermione pleure.

Elle ne sait pas pourquoi, mais elle pleure.

Elle se dit qu'il est mort. Elle se dit qu'elle devrait en être heureuse.

Mais non. En cet instant, elle n'a plus de haine pour lui. Elle n'a pas de pitié, elle n'a plus de colère.

Elle a tout compris. Mais il est trop tard.

Alors elle pleur en mêlant ses larmesà celles de Drago sur la lettre.

Elle pleure parce que la vie est injuste. Elle pleure parce qu'elle ne pourra jamais lui dire qu'elle ne le détestait pas.

Elle soupire, elle se relève.

Elle entre dans la chambre, les yeux rougis de larmes.

Les autres la regarde. Elle s'en moque. Elle ne dira rien, pas maintenant.

Par terre, elle aperçoit le collier.

Surprise, elle le ramasse.

Elle le reconnaît. C'est celui de Drago. L'emblème des serpentards. Il ne le quittait jamais.

Ses yeux se mouillent encore de larmes.

Elle sert le collier dans sa main. Puis finalement elle le passe au cou.

Elle le porte à ces lèvres et murmure tout bas « adieu Drago mais pas à jamais. Un jour nous nous reverrons.

Adieu, moi aussi au fond, je t'aimais. »

Elle sait déjà que ce collier ne la quittera plus jamais.

Le jeune garçon regarde son père une dernière fois.

A des kilomètres, Hermione embrasse son collier.

Il ne le sait pas. Il ne le saura jamais.

Lucius prononce deux mots « avada kedavra ». Une lueur verte, un froid glacial et puis le silence.

Drago s'effondre alors même qu'Hermione prononçait ces mots « Je t'aimais ».

Le collier s'illumine au cou de la jeune fille. Hermione sait.

Drago vient de mourir.

Elle pleure et le collier brille encore plus.

Et soudain elle comprend.

Ce collier est plus qu'un emblème.

C'est une partie du c½ur de Drago qui y demeura enfermé à jamais.

Il sera toujours là, avec elle. Il lui donnera sa force, il lui donnera sa volonté. Elle sait que maintenant, elle ne sera plus jamais seule. Dans la vie comme dans la mort, il restera près d'elle.

Il est mort en pensant à elle.

Il est mort, quant elle pensait a lui.

Il est mort s'en rien regretter.

Elle sait qu'il est mort pour elle.

Il sait qu'elle le déteste.

Elle sait qu'elle l'aimera toujours.

Et tout les deux savent aujourd'hui, qu'il ne faut jamais attendre pour dire « je t'aime ». Car la mort s'avance sans bruit en laissant derrière elle des remords pour des non-dits.

Elle n'aimait pas cette vie.

Il n'aimait pas l'idée de la mort.

Mais aujourd'hui, elle ne vivra plus que pour lui.

Et lui, il a donné sa vie pour elle.

Et dans le silence de la nuit un murmure se fait entendre « Hermione, Drago,à tout jamais réunis » et sur la lettre les larmes se sont entrelacées en formant un c½ur qui semble saigner.



Ce one-shot n'est pas de moi! fanfiction.net
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# Posté le dimanche 20 mai 2007 11:42

Fanfic': Adieu

Les derniers mots

J ́écrit cette lettre à la hâte, juste avant notre bataille avec Voldemort. Son armée est sur Le Chemin de Traverse. Harry et Hermione sont déjà là-bas. Ron et ceux qui restent de l'Armée les suiveront. Mais, ce qui est le plus important pour moi c'est le contenu de cette lettre. Je veux qu'elle soit lue au cours de mes funérailles. Si je meurt.

J ́ étais arrogant, insolent, ..., tout ce qui pouvait être sadique. Je traînais chaque jour en compagnie d ́une bande de bête, pour seule raison leur sang-pur.

Pourtant sous ce masque de glace, cet orgueil, et cet air machiavélique, quelque chose me faisait mal. J ́étais triste. Je sentait ma médiocrité, ma petitesse,...

J ́insultais Hermione, mettais en valeur la pauvreté des Weasley. Toutes mes phrases étaient pleines de sous entendu. Tout effort était en vain, le gouffre en moi ne cessa de s'approfondir. Je restait un “dossier classé” pour touts les francs, pour touts qui ne voulaient pas mon argent.

Je n'ai jamais été joyeux, comme le jour de l'exécution de Buck l'Hippogriffe. Le jour oú Hermione m'a giflé. Finalement, je suis existant.

Tous ces mots là, ne sont qu'une introduction, une humble préface, pour un roman de cinq mots, une toile toute petite, mais qui étouffe mon âme. Cinq petit mots qui bouleversent les coeurs.

“ Je t'aime Hermione

Adieu “

Dracgo

- Tel furent les derniers mots de notre cher Drago Lucius Malefoy, dit le professeur McGonagall.

Une larme coula sur la joue d'Hermione.

# Posté le lundi 21 mai 2007 13:55

Fanfic': Pour l'amour d'un enfant

Fanfic': Pour l'amour d'un enfant
Chapitre 1 : Rencontre

Hermione Granger, jeune sorcière d'à peine 20 ans se promenait dans le rues du Chemin de Traverse
en profitant de sa pose déjeuné. A sa sortie de l'école, celle-ci avait décidé d'utiliser l'héritage de ses parents afin de s'offrir une librairie au-dessus de laquelle elle vivait. En effet, ses derniers avaient été tués par des Mangemorts au cours de sa septième année et lui avaient laissé une somme rondelette.

Désormais, les Mangemorts, tout comme Voldemort é
tait de l'histoire ancienne car Harry et l'Ordre du Phénix avaient gagné la guerre peu de temps après la mort des Granger. Le monde des sorciers vivait maintenant en paix et Harry et Ron s'étaient engagés dans l'équipe d'Angleterre de Quidditch. Tous les trois avaient laissé tomber la carrière d'Auror qu'ils avaient envisagé puisque seuls deux ou trois Mangemorts étaient encore en liberté.

Après sept années b
ien mouvementées, Hermione avait opté pour un travail calme qu'elle appréciait énormément et qui lui permettait d'engloutir le plus de livre possible. Mais même si elle passait toujours ses journées dans les livres, elle avait décidé d'enfin profiter de la vie et sortait fréquemment le soir en compagnie de ses anciennes amies d'école. Par contre, à ce moment précis, sa vie sentimentale était au calme plat car elle sortait d'une histoire avec un jeune sorcier. Ils s'étaient séparé en bon terme car il avait était muté en France pour son travail de médicomage. Hermione n'en avait pas trop souffert car elle savait qu'elle ne finirait pas ses jours avec lui.

Alors qu'elle éta
it perdue dans ses pensées, elle remarqua un petit garçon d'environ deux ans en train de pleurer toutes les larmes de son petit corps. Elle s'approcha doucement de la petite tête blonde et s'accroupie près de lui.

« Sal
ut bonhomme, t'es perdu ? » Demanda Hermione d'une voix douce.

Le petit ange leva la tête vers elle et acquie
sça tout en continuant à pleurer doucement.

« Comment tu t'appel ? »

« Léo »

« Bonjour Léo, moi c'est Hermione, ou Mione si tu n'arri
ve pas à dire mon prénom. »

« Mione ! » Prononça Léo.

« Oui, tu veux que je t'aide à retrouver ta maman ? »

« Z'ai pas de maman » Décl
ara t-il tristement.

« Oh, ... et ton papa, tu sais où il est ? »

« Non, suis perdu. Me suis trompé de papa. »

« Tu as suiv
it un autre monsieur en le prenant pour ton papa ? »

Le petit garçon acquiesça et Hermione poursuivit son interrogatoire
afin de pouvoir ramener le but de chou auprès de son père.

« Et tu étais où la dernière fois que tu l'as vu ? Dans un ma
gasin ? »

« Na, pa
pa serchait un bébé sétter »

« Une baby-sitter ? Et où ça ? »

« Chez le monsieur du zournal »

« A la
Gazette du sorcier ? D'accord, tu veux bien venir avec moi, on va essayer de le trouver ? » Déclara la jeune fille en lui tendant la main. Mais voyant l'air exténué du petit garçon elle lui proposa de le porter, ce qu'il accepta avec un grand sourire.

Hermione pris le petit garço
n dans ses bras et s'avança en direction du centre de la rédaction de la gazette qui se trouvait à une centaine de mètres. Aux dires du petit Léo, Hermione avait compris que son père devait certainement passer une annonce dans le journal afin de trouver une baby-sitter. Quand ils entrèrent dans l'établissement, elle remarqua un homme de dos qui semblait chercher quelque chose ou plutôt quelqu'un.

« C'est lui ton papa ? Demanda Hermione en mon
trant l'homme en question à Léo.

« Vi. PAPA ! »

Quand l'homme en
question se retourna à l'appel du petit garçon, Hermione constata avec étonnement qu'il était très jeune. Il était grand, blond, musclé et très séduisant avec des traits fins, des cheveux court légèrement en pétard et un visage d'ange.

« Léo, t'était passé
où ! » Déclara le jeune homme en prenant son fils dans ses bras.

« Je l'ai trouvé dehors,
il a visiblement suivit un homme en le confondant avec vous » Déclara Hermione en souriant au bambin.

« Merci beaucoup de l'avoir ramen
er »

« Papa, elle peut zenir
manzer une glace a'ec nous ? s'te plait ! elle est zentille ! » demanda Léo en adressant un visage suppliant à son père.

« Si e
lle est d'accord et que ça peut te faire plaisir » Répondit le papa en souriant tendrement à son fils avant de se tourner vers la jeune femme. « Vous acceptez, ça me permettrait de vous remercier ».

« Avec plaisir, j'ai encore une demi-heure avant de
reprendre le travail » Affirma la jeune femme en consultant sa montre.

« Souette ! » S'exclama Léo en se laissant tomber dans les
bras d'Hermione.

Ils sortirent tous les trois de la gazette et se dirigèrent vers le glacier. Léo s'était blottit contre
Hermione et avait pris son pouce dans sa bouche. Hermione remarqua le regard triste du jeune homme sur son fils et repensa au fait que le petit garçon lui avait dit ne pas avoir de maman. Une fois arrivés, ils commandèrent chacun une glace et s'installèrent en terrasse afin de profiter de cette chaude journée de juin. Léo avait quitté les bras d'Hermione et pris une chaise entre son père et la jeune fille.

Le jeune homme re
gardait la jeune fille qui se trouvait en face de lui. Il la trouvait très jolie et il avait l'impression de l'avoir déjà vu quelque part mais il ne savait pas où. Elle était de taille moyenne mais très élancée et avait de formes très voluptueuses. Ses cheveux étaient longs, lisses, brun et coupés en dégradé sur les épaules. Les traits de son visage étaient fins et harmonieux mais ce qui attirait le plus l'attention était ses magnifiques yeux couleur miel. Léo coupa la contemplation de son père en posant une question à la jeune fille.

«
T'as des zenfants ? » Demanda t-il avec l'innocence des enfants.

« Léo ! C'est indiscret comme question ! » Le gronda ge
ntiment son père.

« C'est rien ! Et non Léo, je n'ai pas d'enfant » Rép
ondit Hermione en souriant.

« Pou'koi ? »

« Parc
e que je n'ai pas trouvé de gentil papa avec qui en avoir »

« Ah ! Papa, elle
peut être ma bébé sétter ? » Demanda Léo en se tournant vers son père qui faillit s'étrangler avec sa glace.

« Mais Léo, tu ne
peux pas choisir ta baby-sitter comme ça ! En plus, elle à déjà un travail » Déclara le jeune père, gêné face à cette jeune femme qu'il ne connaissait pas.

« C'est urgent ? Demanda Hermione après quelques instants de réflexion.

« Ou
i, assez. Pourquoi vous connaissez quelqu'un qui pourrait convenir ? »

« Non, mais en attendant que vous trouviez quelqu'un, je pourrai
s m'en charger. Je travail à mon compte dans une librairie et je pourrais facilement concilier les deux. J'ai une vendeuse qui s'occupe des clients et mon travail consiste surtout à recevoir les commandes et les ranger. C'est à vous de voir mais il semble alaise avec moi et en attendant de trouver mieux ! » Déclara Hermione assez emballée à l'idée de s'occuper du bout de chou.

« Dis voui, s'
te plaiiiiit » Renchérit l'enfant en question.

« Mais, euh... enfin je ne connais même pas votre nom » Déclara le jeune
homme réticent à l'idée de confier son fils à une inconnue. Il réalisa aussi qu'aucun des deux n'avait pris le temps de se présenté.

« Mais pa
pa, c'est Mione ! »

«
Mione... comme Hermione... Hermione Granger ? » Demanda l'homme en ouvrant grand les yeux et en comprenant enfin où il avait déjà vu cette jeune femme.

« Oui, on se connaît ? » Questionna la jeune f
emme, étonnée à son tour.

« Je voi
s que toi non plus tu ne m'as pas reconnu ! » Affirma le jeune homme en souriant.

« S
i je t'avais déjà vu quelque part, je m'en souviendrais » Déclara Hermione avant de rougir légèrement.

« Vraiment ! Je co
nstate que Miss-je-sais-tout à quelques trous de mémoire » Se moqua le jeune homme d'une voix traînante.

La jeune femme
en face de lui écarquilla les yeux en comprennent qui était son interlocuteur. C'était le son de sa voix qui lui avait permis de comprendre ainsi que le surnom qu'il avait utilisé. Si elle ne l'avait pas reconnu avant, c'est parce que tout chez lui avait changé. Déjà physiquement, il n'était plus tout à fait le même mais ce qui avait surtout changé était son attitude. Son visage arborait toujours une attitude de bienveillance et son regard était doux quand il se posait sur son fils. Et sa voix était vraiment différente d'avant car il parlait avec elle en toute courtoisie et quand il s'adressait à Léo, sa voix était remplit de tendresse. Tant de choses qui n'avaient jamais eu leur place dans les conversations non civilisées qu'ils entretenaient à Poudlard.

« Ma...Malfoy ! Je crois que je va
is y aller » Déclara Hermione en se levant promptement et en oubliant la raison de sa présence, tant le choc était grand.

« Mione ? » P
rononça faiblement Léo avec tristesse.

Hermione tourna la tête vers le petit garçon et constata qu'il était au bord des larmes et lui ad
ressait un regard de totale incompréhension. N'accordant aucune importance à Malfoy, elle s'agenouilla côté du petit et prit une de ses petites mains dans les siennes.

« Ecoute, Léo, je suis désolée mais je ne pourrais pas être ta baby-sitter. J'aurais bien aimé
mais c'est impossible »

« Pou'koi ? » Demanda l'enfant en laissant couler ses larmes.

« Parce que ton papa et moi, on
ne s'aime pas depuis notre enfance. » Expliqua Hermione

« Pou'koi ? » Demanda encore l'enfant en se tournant vers son pèr
e.

« Euh... » Fut
tout ce que Malfoy trouva à dire.

« Il t'expliquera plus tard. Je suis heureuse de t'avoir connu. Au
revoir Léo » Déclara tristement Hermione en lui faisant un bisou sur le front.

Drago, qui n'avait toujours rien dit regar
da son fils et constata à quel point il était triste et désemparé. La jeune fille en face de lui avait déjà ramassé son sac et s'apprêtait à partir. Mais quand elle passa à côté de lui, il ne put se résoudre à laisser son fils dans cet état, et saisit la main de la jeune fille. Le contact les électrifia légèrement tous les deux, mais ils n'en montrèrent rien.

«
Attends, on pourrait peut-être trouver un compromis ? Pour lui faire plaisir » Déclara Drago quelque peu gêné en lâchant sa main .

Hermione sembla réfléchir un instant mais quand e
lle reposa son attention sur Léo qui semblait avoir une lueur d'espoir dans les yeux, elle acquiesça et retourna s'asseoir. Trop heureux de la voir rester, Léo s'installa sur ses genoux et lui fit un gros câlin.

« Tout le contraire de toi, ton fils ! Se mo
qua Hermione.

« Il y à une chose que je ne peu
x pas lui apporter, même avec toute la bonne volonté du monde » Déclara Drago d'une voix morne en regardant tristement son fils.

« Tu as changé, Malfoy ! » Affirma la jeune
fille en s'en voulant de sa réflexion.

« Un enfant te change une vie
» Déclara t-il en souriant légèrement.

« J'imagine. Bon, tu propo
se quoi ? »

« Je commence à
travailler dans trois jours mais je doute trouver une bonne nounou dans un laps de temps aussi court. Donc, si tu pouvais le garder à partir de lundi, ça m'arrangerais. Je pense qu'une semaine sera suffisant et que d'ici là j'aurais trouvé quelqu'un. Tu es toujours d'accord ? »

« Moi, oui. Après tout, je fais ça pour lui et pas pour toi. Mais toi, tu vas oser laisser ton fils
avec une personne comme moi ? » Demanda Hermione.

« Je sais que tu es une personne responsable et après tout tu as quand même sept
ans d'expérience dans le domaine. Avec le balafré et la belette, ça devait être pire qu'un simple gamin de deux ans. » Se moqua légèrement Drago en souriant.

« Donc tu commence lundi, à quelle heure ? »

« A 9h, ça te vas si je te l'amènes ve
rs 8h45 ? »

« L
a librairie ouvre à huit heure donc ça ne dérange pas. »

« Et elle se trouve où ta librairie ? »

« T'ét
ais passé où pendant les deux dernières années ? Enfin bref, tu te rappèle de chez Fleury & Bott, je suppose. Et bien c'est là, j'ai repris l'affaire à leur mort. » Expliqua Hermione en contemplant Léo qui venait de s'endormir sur se genoux.

« Ok, et pour ton salaire, j'irais me renseigner sur le tarif horaire des nounous »

« Je ne fais pas ça pour l'argent ! »


« Je sais mais je ne veux pas d'une dette
envers toi. » Affirma Drago d'un ton froid.

« Tu
n'a peut-être pas tant changé que ça. En tout cas pas avec tout le monde. Bon je vais devoir y aller, tu peux le prendre, je ne voudrais pas le réveiller ? » Demanda Hermione en désignant Léo ave le menton.

Drago se leva et se pencha sur la jeune femme afin de récupére
r son fils au moment où celle-ci levait la tête vers lui. Ils échangèrent un bref regard avant de détourner les yeux quelque peu troublé par cette proximité. Une fois libérée, Hermione récupéra ses affaires et partit en direction de sa librairie.

« A lundi. » Furent les der
niers mots qu'ils prononcèrent en se séparent.

Une fois de retour dans son magasin, Hermi
one ne put s'empêcher de se poser une foule de question sur ce qui venait de se passer.

« Qui peut être la mère de Léo ?
Pourquoi Léo ne la connaît pas ? Quel est le travail de Malfoy, je n'ai même pas pensé à lui demandé. Et où était-il passé pendant ces deux dernières années ? Je sais qu'il n'était pas là le jour de la grande bataille mais j'ai toujours pensé qu'il avait fuit avec son père. Lucius Malfoy étant un des Mangemorts qui n'a jamais été attrapé, ça m'a paru logique. Mais maintenant, je ne sais plus. Et puis pourquoi est-il aussi mignon, ça devrait pas être permis. Voilà que je me met à dérailler. Aller au travail, ça me changera les idées. » Pensa Hermione.


Cette fanfic' appartient a
Draymione.skyblog.com

# Posté le samedi 26 mai 2007 06:22

Fanfic': Pour l'amour d'un enfant

Fanfic': Pour l'amour d'un enfant
Chapitre 2 : Hermione, bébé sétter

Le week-end se passa bien trop lentement au goût d'Hermione qui était impatiente de revoir le petit Léo, mais aussi de trouver des réponses au
x questions qu'elle s'était posées tout le week-end.

Quand le lundi matin arriva enfin, elle ne put s'empêcher de se préparer avec un peu plus d'attention qu'à son habitude. Elle
avait revêtu une robe longue pourpre très légère qui moulait le haut de son corps et flottait sur ses longues jambes. Elle s'était légèrement maquillée et avait relevé ses cheveux afin qu'ils ne la gêne pas par cette chaude journée de début d'été.

Elle arriva un peu plus tôt que d'habitude à la librairie afin d'accomplir le plus de chose possible avant l
'arrivé de Léo. Elle aurait de cette manière plus de temps à lui accorder. Quand la vendeuse arriva, peu avant huit heure, elle fut surprise de constater que sa patronne ait déjà accomplit autant de tâche. Les nouveaux livres reçus la veille étaient déjà en rayon, la caisse était prête à l'emploi et elle était déjà en train de préparer la commande aux fournisseurs alors qu'elle ne le faisait habituellement qu'en cours de journée.

« Bonjour Hermione, vous êtes là depuis longtemps ? » Demanda la vendeuse en entrant.

« Oh, bonjour S
teph, je suis arrivée il y à une demie heure. Tu peux mettre la pancarte sur ouvert si tu veux. Tout est prêt. » Déclara Hermione.

Steph était une cracmol un peu plus jeune qu'He
rmione très sympathique. Elle était grande, blonde, pas très jolie, mais d'une gentillesse et d'une bonté incroyable. La patronne l'avait tout suite choisit quand elle cherchait une vendeuse car les autres candidates était souvent bien plus âgées et Hermione ne voulait pas se sentir mal à l'aise face à une employé plus veille qu'elle même. Les deux jeunes filles s'était rapidement liées d'amitié et elles se retrouvaient souvent le soir avec Ginny, Lavande et Parvarti pour discuter et sortir entre amies.

Les trois amies Griffondor
d'Hermione avaient bien réussit leurs vies et deux d'entre elles étaient déjà mariées. Lavande avait fait sa vie avec Neuville et elle tenait une boutique de vêtement mi-moldus mi-sorcier, sur le chemin de Traverse. Neuville occupait quant à lui le poste de professeur de botanique à Poudlard car Chourave avait pris sa retraite. Ils étaient marié depuis plus d'un an et envisageaient d'avoir leur premier enfant.

Parvarti avait épousé Ron, à la surprise de tous qui croyait que le rouquin craquait pour sa meilleur amie. Parvarti occu
pait une poste de journaliste chez Sorcière Herbdo et s'occupait de la rubrique potins, ce qui lui convenait à merveille. Ron et elle était sortie ensemble au début de leur sixième année et celui-ci l'avait demandé en mariage juste avant la grande bataille. Le mariage n'avait pas tardé et six mois plus tard, naissait Arthur en mémoire à M.Weasley, décédé quelques mois plus tôt au cour d'une attaque au ministère.

Ginny quand à elle attendait toujours patiemment qu'Harry se décide à la demande en mariage. Il lui avait avoué son amou
r juste après la bataille en lui expliquant qu'il n'avait rien dit plus tôt, de peur que Voldemort ne l'utilise contre lui. Ginny avait été la seule à continuer dans son idée de devenir Auror et était désormais une des plus jeune mais aussi une des meilleures. Les deux dernières années de guerre, l'avaient beaucoup endurcit et sa spécialité restait toujours le sortilège de Chauve-furie. Ginny était la seule Weasley à ne pas avoir d'enfant et cela l'attristait souvent. Mais elle attendait patiemment qu'Harry se décide. De toute façon, elle l'avait attendu pendant sept ans et elle attendrait encore. Ils vivaient ensemble au 12 square Grimmbaud, dans l'ancienne demeure de Sirius qu'Harry avait hérité à la mort de celui-ci.

Fred avait fait sa vi
e avec Angélina Johnson tandis que son frère avait épousé Katie Bell. Les deux mariages avaient eu lieu le même jour et un an plus tard, à quelques jours d'écarts naissaient les jumelles de Fred, suivit des jumeaux de George. Ils vivaient tous les huit dans une grande maison proche du Terrier. Les femmes restaient à la maison pour s'occuper des enfants pendant que les maris s'occupaient de leurs magasins de farces et attrapes qui marchaient très bien. George s'occupait de celui de Chemin de Traverse et Fred gérait celui de Prè-au-Lard.

Hermione sortit de ses pensées, qui avaient dérivées alors qu'elle achevait sa commande de livre. Steph était déjà en train de servir le
s premiers clients de la journée qui n'étaient pas encore très nombreux. Le mois de juin n'était pas très mouvementé mais celui d'août allait largement rattraper ça grâce à la rentrée scolaire. Hermione allait même être obligée d'engager une nouvelle vendeuse si elle se fiait à l'année passée.

« Au fait, Steph, aujourd'hui je ne serais pas trop disponible
car je va garder le petit garçon d'un ancien ... camarade d'école disons » L'informa Hermione.

« Ok, je suppose que c'est pour cette raison que tu es arrivée aussi tôt ce matin.
»

« En effet, d'ailleurs les voilà ! » Déclara
Hermione en se tournant vers l'entrée.

A peine la porte ouverte, la petite tête blonde lui avait déjà fondue dessus et lui tenda
it les bras avec un grand sourire. Hermione le souleva et lui fit un bisou sur la joue en guise de bonjour. Il le lui rendit en lui faisait un bisou baveux sur la joue. Hermione reporta son attention sur le père qui s'approchait nonchalamment vers elle avec les mains enfoncées dans les poches.

« Bonjour Malfoy, je vois que tu es de bonne humeur ce matin.
»

« Raaah, ça va ! Léo m'a harcelé tout le week-end e
n parlant de toi et ce matin, c'était encore pire » Expliqua Drago d'un ton froid.

« Pauvre petit dragon , ça a dut être hor
rible ! » Déclara Hermione dans le but de l'agacer.

Mai
s contrairement à ce qu'elle pensait, cette réplique eut l'effet complètement inverse sur le jeune homme qui lui lança un regard surpris quelle ne remarqua pas. Jamais personne ne l'avait appelé de cette façon et ça lui avait fait un drôle d'effet. Reprenant un peu contenance, il lui montra le sac qu'il tenait sur l'épaule et lui demanda où il pouvait le poser.

Hermione le conduisit dans une autre pièce en passant derrière le comptoir et lui montra une table sur laquelle il p
osa le sac. La pièce était deux fois plus petite que la librairie mais contenait aussi énormément de livre, consciencieusement rangés sur des étagères. La table sur laquelle il avait posé le sac était assez grande et occupait tous le centre de la pièce. Face à la porte, se trouvait une petit fenêtre qui permettait de baigner la pièce dans une douce lumière matinale. Dans un coin, un escalier en colimaçon permettait de monter à l'étage.

« Pourquoi tu as divisé ta librairie en deux parties ? » Demanda Drago, légèrement curieux.

«
Cette pièce ne fait pas partie de la librairie, c'est ma bibliothèque personnelle. »

« Tu déconne ! » S'exclama Drago.

« Non, tu sais quand on a une réputation de rat de bibliot
hèque, les gens ont souvent tendance à t'offrir des livres » Expliqua Hermione en souriant.

« Ah ! Bon dans le sac, j'ai mis un lit de camp, réduit, pour sa sieste ainsi qu'un py
jama. Tu trouvera aussi une tenue de rechange si il se salit ; un pull si la température se rafraîchit ; une cape imperméable en cas de pluie ; quelques jouets et sa peluche. J'ai rédigé un mot comprenant le nom de son médecin et te permettant de prendre des décisions d'urgence en cas de gros problèmes. J'ai aussi mis une bourse comprenant quelques gallions pour son repas ou s'il veut quelque chose » Enuméra Dargo sous l'½il ahurit d'Hermione.

« Je n'aurais jamais pensé que tu sois si prévoyant »

« Avec un enfant, il faut penser
à tout. Bon si tu veux me joindre, en cas de problème, je travail au ministère, dans le département des mystères, section origine de la magie. »

« Je n'ai jamais entendu parlé de
cette section. »Affirma Hermione, surprise.

« Cherche pas, c'est nouveau.
Par contre, comme c'est mon premier jour, je ne sais pas encore si je pourrais mais je vais essayer de me libérer pour manger avec lui ce midi. Mais si je ne suis pas là au bout d'un quart d'heure, emmène le, c'est que je n'aurais pas put »

« Ok, au fait avant de partir, tu peux p
oser ta main sur la porte. Ça te permettra de pouvoir transplaner ici, sinon tu ne pourra pas, j'ai les même protection anti-transplange qu'à Poudlard » Expliqua Hermione.

« Les
protections de Poudlard n'ont jamais été sélective » Affirma Drago.

« Maintenant
elle le sont. Dumbledore et moi avons travaillé dessus en septième année afin de permettre au membres de l'Ordre de nous rejoindre en cas de problème. » Expliqua Hermione en lui prenant la main et la posant sur la porte « Autoridad Transplanaré » Prononça t-elle en pointant sa baguette sur le mur, juste à côté de sa main, en gardant le sienne dessus.

Troubl
é par le contact, il ne chercha pas à se dégager et attendit qu'elle retire sa main.

« Euh...
c'est bon » Déclara t-elle en le lâchant.

« Je vas y aller. Tu viens me faire un biso
u, terreur » Demanda t-il à Léo en se baissant et en ouvrant les bras pour y accueillir son fils.

Après un étreinte et un bisou, Drago échangea un dernier regard avec Hermione et d
emanda à son fils d'être sage, puis il transplana. Hermione reporta son attention sur l'enfant, lui pris la main, empoigna son sac d'affaire et se dirigea vers les escaliers.

« Al
lez, viens. On va te faire une sorte de chambre en haut. Et je vais te faire visitez l'appartement. »

Une fois arrivés à l'étage, ils se retrouvèrent dans un vestibule, éclairé par
des vitraux et donnant une lumière multicolore que fascina Léo. La pièce principale était un grand salon comprenant une immense cheminé, un grand canapé, une installation multimédia moldue qui intrigua le petit garçon. Mais Hermione lui promis de lui montrer plus tard. Elle l'entraîna dans le couloir qui faisait face à la cheminé et lui montre les différente pièces.

La première porte à droite donnait sur la cuisine qui comportait aussi des
éléments moldus ainsi qu'une table et quatre chaises. Elle enchaîna avec la deuxième porte à droite qui donnait sur une petite salle de bain avec lavabo, douche, wc et un meuble de rangement.

La pièce d'en face était le chambre d'Hermione. En face de la porte se trouvait un
grand lit en fer forgé blanc encadré de deux tables de nuit de la même matière. Au milieu du mur de droite se trouvait une large fenêtre encadrée de voilage, avec un matelas et quelques coussins disposés sur le rebord. La jeune fille s'installait souvent à cet endroit pour lire. A droite de la fenêtre se trouvait une coiffeuse toujours en fer forgé et sur la gauche, une commode recouverte de cadre contenant des photos aminés représentant ses amis et des photos fixes présentant ses parents. Dans le mur d'en face, était encastré un immense placard qui lui servait d'armoire dont les portes coulissante étaient d'immenses miroirs.

La dernière pièce, celle en face de la cuisine, abritait une sorte de bureau, pleine de
cartons fermés. Hermione utilisa sa baguette pour réduire le bureau et les divers cartons qu'elle plaça dans un carton. Une fois le tout installé dans le carton, elle l'emporta dans sa chambre et le rangea dans son armoire. Quand elle revint dans l'autre pièce, elle avait rapporté sa veillé malle d'école pour lui en faire une caisse à jouet. Le pièce était assez petite, mais une fois les meubles disparut, elle semblait plus grande. La fenêtre se trouvait en face de la porte il restait donc deux mur de libre pour placer le lit de camp que Malfoy lui avait fournit. Après avoir consulté Léo, ils installèrent le lit sur le mur de droite. Elle enchanta un peu le lit pour qu'il ressemble moins à lit d'appoint et fit apparaître une paire draps qu'elle utilisa pour faire le lit.

« C'es
t quoi ta couleur préférée ? » Demanda Hermione.

« Vert » Répondit Léo

« J'aurais dut m'en douter. » Déclara Her
mione en enchantant le papier peint de la pièce qui devint vert. « Comme ça ? »

« Ouais ! » S'exclama t-il en souriant.

Hermione déballât le reste des affaires du petit garçon et
lui donna sa peluche qui représentait un dragon vert. Dés qu'il eut sa peluche en main, il s'empressa de lui faire un câlin en souriant à Hermione.

« Tu aimes les peluches ? » Lui
demanda la jeune fille.

En le voyant acquiescer fortement,
elle se dirigea vers la vieille malle qu'elle avait apportée, l'ouvrit et en sortit une énorme peluche en forme de lion, emblème de Griffondor, qu'elle avait reçu en cadeau de Harry et Ron. La peluche était aussi grande que le petit garçon, et celui-ci la regarda émerveillé avant de se jeter dessus.

« Alors, il te plait ? »

« Viiii ! »

« J'me doutais. B
on, sinon, à part les dragons, tu aime quoi comme animaux ? » Demanda Hermione

« Les sevals. »

« Les chevaux, alors suis
moi, je vais te montrer quelque chose qui devrait te plaira. » L'informa la jeune fille en l'entraînant dans le salon.

Elle s'installa devant la télé, ouvrit le placard et sortit l
e dvd de Spirit qu'elle mit dans le lecteur avant de prendre Léo dan ses bras et de s'installer avec lui sur le canapé. Elle lui montra l'écran et quand les premières images apparurent, il ouvrit grand les yeux et fixa les chevaux avec admiration. La jeune fille regarda le dessin animé avec Léo pendant environ une demi-heure, puis estimant qu'il ne fallait pas l'abrutir devant la télé, elle décida d'arrêter la télé pour lui proposer une autre activité. Voyant son air déçu, elle lui promis de lui montrer encore des images cette après-midi.

Etant donné qu'il ne restait plus qu'une pet
ite heure avant de manger, Hermione décida d'en profiter pour ranger un nouvel arrivage de livre qui venait d'arriver avec le courrier du matin. Elle désigna Léo comme son assistant et celui-ci se fit toute une joie de la suivre en portant un ou deux livre qu'elle lui donnait. Elle pris son temps, voyant que le petit garçon paraissait si fier de lui être utile. Les clients regardaient le bambin d'un ½il amusé en le voyant suivre la patronne.

A midi pile, Hermione entendit un léger plop en
provenance de sa bibliothèque et elle sut que Malfoy venait d'arriver. Entraînant Léo avec elle, elle se dirigea à la rencontre du jeune homme. Celui-ci lui adressa un regard froid qui s'adoucit quand il regarda son fils.

« Tu viens manger avec moi, Léo ? »

« Vi, et Mione ? » Demanda Léo.

« On se revoie tout à l'heure » Affirma la jeune femme à l'intentio
n de l'enfant.

« Je te le ramène dans u
ne heure et demie. » Déclara Drago de la voix traînante qu'il lui réservait.

Il pris son fils dans ses bras et sortit sans plus de cérémonie
. Hermione fût un peu surprise par cette réaction car il n'avait même pas demandé si la matinée s'était bien passée. Le fait qu'il ne lui accorde pas d'importance à elle ne la choquait pas outre mesure, mais qu'il ne se préoccupe pas du bien être de son fils l'étonnait beaucoup. Car, bien malgré elle, mais elle admettait qu'il paraissait être un bon père. Les regards qu'il posait sur lui, son attention par rapport à son bien être et la prévoyance dont il avait fait preuve en préparant les affaires de Léo le prouvait. Après tout, il était quand même passé au dessus de ses préjugés envers elle, pour faire plaisir à son fils.

Hermione retourna dans le magasin et conseilla à Steph de prendre sa pose maintenant, pend
ant qu'elle la remplaçait . Steph revint une heure plus tard et Hermione profita de la demi-heure restante pour manger à son tour. Elle monta dans son appartement et se prépara un repas rapide à l'aide de la magie. Une fois sa collation en engloutie, elle retourna dans a chambre de Léo et enchanta encore le papier sur lequel des petits dragons argentés et animés apparurent. Le petit garçon aurait la surprise pour sa sieste. Elle ressortie avec le sourire et alla attendre le retour des Malfoy dans la librairie.

Quand ils arrivèrent, le
père lui lança encore un regard noir et déclara qu'il reviendrait chercher Léo pour six heures avant de sortir rapidement.

« Pourquoi il est en colère contre moi, ton papa ? » Dema
nda Hermione au petit ange qui regardait la parte que venait de franchire son père d'un ½il étonné.

« Sé pas » Répondit Léo.

« C'est pas grave. Tu vas tu choisir un livre dans le
section jeunesse et je vais te lire l'histoire avant ta sieste. Ça te va ? » Demanda Hermione.

L'enfant acquiesça et Hermione l'emmena dans une rangée de livre où il regarda les d
essins sur les couvertures, puis après quelques minutes, il lui tendit un gros livre bleu avec l'image de dragon. La jeune fille essaya de lui faire comprendre que le livre était trop gros mais visiblement, le fait d'avoir vu le dragon sur la couverture avait convaincu Léo et Hermione du se résoudre en disant qu'elle lui lirait un passage avant chaque sieste.

Quand Léo pénétr
a dans sa chambre, il fut ravi de voir des petits dragons bouger sur les murs et il se coucha après qu'Hermione lui ait enfilé son pyjama. Sans plus attendre Hermione commença la lecture d'Eragon, le livre de presque mille pages qu'il avait choisit. Connaissant l'histoire, elle entreprit de la raccourcir un peu afin d'avancer plus vite dans le livre et de la rendre plus intéressante pour un enfant de deux ans. Quand l'enfant fut endormit, Hermione sortit de la pièce à pas de loup, tira la porte derrière elle sans le fermer et descendit dans sa bibliothèque après avoir jeté un charme sur les escaliers pour que Léo ne tombe pas dedans.

Deux heures plus tard, Léo se réveilla et Hermione lui donna s
on goûter devant la suite du dessin animé du matin. Au bout d'un demi-heure, elle décida de lui faire prendre un eu l'air et après avoir récuré le pull et la cape de l'enfant qu'elle réduisit pour les mettre dans sa poche, ils sortirent pour se rendre dans un petit parc pour enfant. Ils revinrent peu avant six heures et Hermione prépara le sac de l'enfant mais garda le lit et le pyjama pour le lendemain.

Drago, toujours ponctuel, arriva à six heures pile et emmena son fils sans un regard pour elle.

« Mais qu'es-ce qu'il à lui ? On dir
ait qu'il m'en veut pour quelque chose, mais quoi ? La première fois, je croyais qu'il avait grandit mais aujourd'hui on dirait qu'il me hait toujours autant. En plus je me pose toujours autant de questions sur Léo et s'il me traite comme ça, je trouverais jamais les réponses. En plus je ne peux pas demander à Léo, il n'a que deux ans, et j'ai pas envie de l'attrister en lui parlant de sa mère. Par contre je suis vraiment en train de m'attacher à lui et la séparation va être difficile à la fin de la semaine » Pensa tristement Hermione.
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# Posté le samedi 26 mai 2007 11:53

Fanfic': Pour l'amour d'un enfant

Fanfic': Pour l'amour d'un enfant
Chapitre 3 : Incidents

Le reste de la semaine était passé sans encombres. Hermione était toujours aux petits soins pour le petit ange qu'elle gardait,
qui lui, était toujours aussi adorable. Par contre, son père restait tout aussi froid et s'attardait le moins possible dans la librairie. La jeune n'avait jamais put lui poser les questions qui lui trottaient dans la tête depuis leur première rencontre au Chemin de Traverse.

Hermione avait essayé de
profiter le plus possible de la présence de Léo. Même si elle savait que la séparation serait rude pour tous les deux, elle n'avait put se résoudre à prendre ses distances avec l'enfant. Ils passaient toujours la matinée dans la librairie où l'assistant Léo prenait sa tâche très à c½ur. Quelques fois, ils regardaient un dessin animé ou lissaient une partie du livre que Léo avait choisit. Hermione avait pensé qu'il ne ferait pas trop attention à l'histoire, mais plutôt qu'il se contenterait d'écouter les passages concernant le dragon. Dés le deuxième jour, elle s'était rendu compte que ce n'était pas le cas car Léo posait des questions et des remarques qui prouvait son intérêt complet pour l'histoire.

Constatant sa grande capacité de réflexio
n et sa mémoire impressionnante pour son age, elle lui avait montré les lettres de l'alphabet qu'il avait vite retenu. Pour lui donner l'impression de participer encore plus dans son travail d'assistant, elle lui demandait de trouver les livres commençant par telle ou telle lettre et il lui tendait en montrant sa fierté de réussite.

Au court de son troisième jour de garde, Hermione avait réussit à le questionner un peu. Elle lui avait demandé où i
ls avaient vécu avec son père avant d'arriver ici et Léo lui avait parlé de pyramides et de sable. Surprise, la jeune femme lui avait montré des images de l'Égypte et Léo lui avait assuré que son père lui avait montrer le Sphinx. Elle en avait donc déduit que Drago s'était exilé quelques temps dans ce pays. Puis, se rappelant que le jeune père travaillait dans au département des Mystères, section origines de la magie, elle supposa qu'un lien pouvait exister entre son nouveau travail et le choix du pays.

Le jeudi soir, quand Drago était venu récupéré son fils, il avait annoncé à Hermione qu'il av
ait trouvé une baby-sitter et que le lendemain serait le dernier jour de garde pour elle. Même si elle s'était attendue à cette nouvelle, elle n'en fut pas moins douloureuse. Le lendemain, Hermione avait prit sur elle pour essayer de faire passer une bonne journée à Léo. De plus, elle ne voulait pas le rendre triste aussi.

Quand ils s'étaient quittés, elle l'avait pris dans ses bras pour un dernier câlin et avait tant bien que mal retenu ses larme
s. Drago avait assisté à la scène sans rien dire mais ils avait été touché par la relation que la jeune fille entretenait avec son fils. Et bien qu'elle essayait de ne pas le montrer, il avait vu la tristesse dans son regard. Depuis leur rencontre une semaine avant, il avait bien vu que son fils s'attachait à elle à une vitesse étonnante. C'est pour cette raison qu'il avait accepté qu'elle le garde un peu.

Mais durant le week-end qui avait suivit
cette rencontre, Léo n'avait pas arrêté de lui parler d'elle et même quand il n'en parlait pas, Drago s'était surpris à souvent pensé à elle. Le lundi matin, il avait était en colère car il venait de faire un rêve où la jeune fille prenait le rôle de la mère de son fils. Mais cette colère contre lui-même avait encore empiré quand, lors de sa première matinée de travail il avait repensé au plaisir qu'il avait ressentit quand elle l'avait appelé petit dragon, ou quand elle avait pris sa main. Il savait que grâce à Léo, il avait beaucoup changé mais son aversion pour les Sang de Bourbe demeurait intacte et il s'en voulait de se sentir attiré par elle. Il avait donc pris la décision qu'il avait pensé la plus sage : ne plus s'approcher d'elle et redevenir froid pour essayer de la chasser de ses pensées.

Mais maintenant, à voir la tristesse sur le visage d'Hermione et en sachant celle qu'allait r
essentir son fils en apprenant qu'il ne verrait plus la jeune femme, il regrettait d'avoir accepter ce compromis. Il ne lui restait plus qu'à espérer que Léo ne serait pas trop affecté et qu'il l'oublierait vite.

Hermione, sur le pas de la porte, les regarda partir jusqu'à ce qu'ils disparaissent au
coin de la rue. Elle aurait voulu demander à Drago de venir de temps en temps avec Léo pour qu'elle puisse le revoir, mais elle n'avait pas osé. De toute façon, ça n'aurait pas été une bonne chose pour son petit ange car vu son age, il l'oublierait rapidement. A cette pensée, la barrière céda et les larmes coulèrent : il allait vraiment lui manquer.

Afin d'oublier sa tristesse, elle se plongea dans la travail durant tout le week-end. Depuis qu'ell
e avait ouvert sa librairie, elle menait souvent des projets personnels comme la composition ou l'amélioration d'une potion. Elle en profitait aussi pour approfondir ses connaissance sur certain sujet et celui qu'elle choisit à ce moment là, fût la magie égyptienne. Une grande partie des livres qu'elle possédait provenait du Professeur McGonagall. Lors de la grande bataille, celle-ci avait péris afin de sauver la vie d'un des élèves. Quelque temps après sa mort, le professeur Dumbledore lui avait demandé si elle voulait récupérer le contenu de la bibliothèque de son ancien professeur. Hermione avait d'abord refusé mais le directeur lui avait expliqué que ça aurait fait plaisir à Minerva car celle-ci l'avait toujours beaucoup apprécié.

Ce week-
end là, au court de ses recherches, elle se rendit compte que beaucoup de sort utilisés provenaient de cette période même s'ils avaient été traduits en anglais ou en latin. Elle supposa donc que le travail de Drago consistait soit à trouver l'origine des sorts, soit à en trouver des nouveaux.

Le lun
di, Hermione exécuta son travail machinalement, passa ses commandes et rangea ses livres en pensant à son petit assistant. En fin de matinée, elle décida de sortir faire un tour afin de changer les idées mais au court de sa promenade, elle entendit de pleures d'enfants ainsi qu'une femme qui semblait le disputer. Quand elle s'approcha des bruits, elle tomba sa une femme qui essayait d'emmener un enfant avec elle, mais celui-ci ne voyait cela de cette façon. Et ce petit bout de chou, elle l'aurait reconnu entre mille.

« Léo. » Appela t-elle en se rapprochant.

« Mione » Cria l'enfant en se dégage
ant de la poigne de l'autre femme et en lui sautant dans les bras.

« Qui êtes-vous ? » Demanda la femme.

« Son ancienne baby-sitter. Et Vous ? » Dem
anda à son tour Hermione en regardant son interlocutrice de haut en bas.

Celle-ci devait avoir entre trente et trente cinq ans. Elle était vêtue d'un
tailleur strict sous sa cape ouverte, ses cheveux était remonté en chignon séré. Et ses petites lunettes carrées lui donnait l'air encore plus sévère.

« Je suis sa nourrice, Annie Strand. » Se présenta t-elle en lui tendant la main qu'Hermione serra avant de lui demander pourquoi Léo pleurait comme ç
a.

« Il est comme ça depuis ce matin, il n'écoute rien et hurle dès que je dis quelque chose. Et jusqu'à ce qu'il vous appèle, j'étais persuadée qu'i
l ne parlait pas. Cet enfant est un petit monstre » Déclara la nourrice d'un ton dure.

« Léo, pourquoi tu n'est pas gentil avec Mme Strand ? » Demanda
Hermione en regardant l'enfant qui était toujours dans ses bras.

« C'est toi ma bébé sétter, pas elle. Elle est pas zentille. » Déclara l'enfant.

«
Maintenant, c'est elle qui va s'occuper de toi et pas moi. Alors s'il te plait, soit un peu plus gentil avec elle. D'accord ? » Expliqua Hermione.

«
Mais, je veux toi. »

« C'est impossible, mais soit gentil, pour me faire plaisir. »

« Mouais » Répondit l'enfant en lançant un regard perplexe à sa n
ourrice.

« Promis ? » Insista Hermione en l'embrassant sur le front.

« Pimi ! » Acquiesça l'enfant.

« Parlez-en à M.Malfoy. Je pense qu'il faudrait
qu'il ai un conversation avec lui » Déclara Hermione à l'intention d'Annie Strand.

« Vous n'allez pas m'apprendre mon travail, jeune fille » Affirma
t-elle en lui prenant l'enfant des bras.

« A demain, Mione. »

« Au revoir Léo. » Répondit la jeune fille

Hermione les regarda partir, puis retourna
dans sa boutique pour finir sa journée en pensant continuellement à son petit ange. Léo avait paru persuadé qu'il la reverrait le lendemain, mais ce qu'elle ignorait, c'est qu'il avait raison.

En effet, le matin suivant, alors qu'elle rangeait des livres sur une étagères, une veille femme entra dans
le magasin en le tenant par la main. Dès qu'elle les vit, elle se précipita vers eux pour savoir ce qu'il se passait. Léo lui sauta dessus comme à son habitude et la veille femme lui adressa un regard sévère.

« C'est vous la mère de cette enfant ? Je l'ai trouvé seul dans la rue et il m'a dit que sa
maman travaillait dans le magasin de livre » L'informa le veille femme d'un ton de reproche.

« Je ne suis pas sa mère » Affirma Hermione, puis se tou
rnant vers Léo. « Pourquoi tu as mentit, Léo ? Et où est Miss Strand ? »

« Ze vou'ais te voir. Pa'don mais elle vou'ais pas zenir te 'oir. Ze suis pa
'tit tout seul » Expliqua Léo en serrant Hermione de toutes ses forces dans ses petits bras.

« C'est mal, Léo, ce que tu as fait. Tu m'avais promis d'
être gentil avec elle. En plus elle doit s'inquiéter pour toi. Comment tu as fait pour partir sans qu'elle voit ? » Demanda Hermione.

« On zouait à ca
sse-casse et elle s'est cassée, ze suis pa'tit. » L'informa Léo, visiblement fière de lui.

« Aussi manipulateur que ton père » Déclara t-elle d'un to
n sévère, mais en essayant de ne pas sourire face à la ruse, qui heureusement avait bien tourné. Puis s'adressant vers la veille dame, elle s'expliqua.

« Je suis désolée qu'il vous ait dérangé et merci de l'avoir amené ici. En effet, je ne suis pas sa mère mais son ancienne baby-sitter. Et la nouvell
e n'a pas l'air de lui plaire. Je vais m'occuper de lui et le ramener à son père. »

« D'accord, il a l'air de bien vous connaître, donc je suppose que
je n'ai pas besoin de l'emmener auprès de la police magique. Par contre, je suis désolée de vous avoir parlé durement mais voir un enfant aussi jeune se promener seul dans les rues, ça étonne. »

« Ce n'est rien, je comprends parfaitement. Merci encore »

Après quelques échanges de civilité, la veil
le femme ressortit et Hermione se tourna vers Steph pour lui expliquer qu'elle devait aller au ministère. La jeune femme, qu avait assisté à l'échange, acquiesça et pris en charge le magasin pendant l'absence de sa patronne. Hermione qui portait toujours Léo, se dirigea vers la bibliothèque et transplana dans le hall du ministère de la magie et se dirigea vers l'accueil.

« Bonjour, je voudrais voir M.Malfoy au département des mystères. » Demanda H
ermione.

« Vous avez rendez-vous ? » Demanda l'employé

« Non, mais j'ai son fils qui s'est échappé de chez sa nourrice et je ne sais pas où elle habi
te » Expliqua Hermione.

« Très bien, je vous fait un badge de visiteur » Répondit-il.

Une fois le badge récupéré, et sa baguette analysée, elle pris
l'ascenseur jusqu'au quatrième étage et demanda son chemin à un homme qui passait par-là. Le bureau de Malfoy était le dernier au fond du couloir, elle n'eut donc pas trop de mal à trouver. Elle toqua et attendit qu'il l'invite à entrer. Quand il les vit, il laissa échapper une exclamation de surprise et demanda inquiet pourquoi Léo était avec elle.

« Léo s'est sauvé de chez ta nourrice pour venir me trouver. Annie Strand est vraiment une incapabl
e. » L'informa Hermione.

« Comment à t-il fait pour te trouver ? » Demanda t-il en s'inquiétant de savoir que son fils s'était retrouvé seul dans la
rue.

« Une veille dame la trouver et me l'a ramener » Expliqua Hermione.

« Pourquoi elle n'est pas aller voir la police magique au lieu de toi ? » S'
étonna Drago en ne comprenant pas pourquoi cette femme avait conduit son fils auprès de son ex-baby-sitter au lieu de chercher son père.

« Euh... il a
dit que j'étais sa mère » Avoua Hermione un peu gênée.

« Hum, je vois. Au fait comment connaît tu le nom de sa nouvelle nourrice ? » Demanda Drago,
un brin soupçonneux.

« Parce que je les ai croisé hier matin et Léo était en train de lui faire une crise de larmes donc je suis intervenue. Visibleme
nt elle avait du mal avec lui et disait qu'il était un petit monstre. Elle ne t'en a pas parlé ? » S'étonna Hermione.

« Non, elle m'a assuré que tout
s'était bien passé et elle ne m'a pas parlé de toi » S'énerva Drago face au mensonge de la nurse.« Léo, pourquoi es-tu partis comme ça, c'était dangereux » Le gronda son père.

« Mais ze vou'ais voir Mione, et Annie elle est pas zentille » Expliqua Léo.

« Bon, je fais quoi, tu me donne l'adresse de
cette Strand et je lui ramène Léo ? » Demanda Hermione.

« Pour qu'il se sauve encore, pas question. Tu le gardes jusqu'à ce soir et j'essayerais de tr
ouver une solution pour demain » Déclara Drago.

« Tu pourrais au moins me demander mon avis » Se vexa Hermione face à cet ordre.

« Comme si tu allais
refuser. Je sais très bien que tu vas profiter de l'occasion d'avoir Léo » Se moqua Drago, en lui adressa son éternel sourire mesquin.

Hermione ne r
épondit pas et se contenta de sourire avant de repartir avec le jeune fugueur. Quand elle fut sortit, Drago ne put s'empêcher de fulminer contre cette incapable de nourrice et contre Granger. Il n'arrivait pas à l'oublier et voilà qu'elle revenait et qu'elle lui adressait un sourire qui lui avait des foutus papillons dans le ventre. Et en plus Léo l'avait fait passé pour sa mère. Il repris son travail en se promettant d'aller voir cette nurse avant de retourner chercher son fils. Mais avant il rédigea un court message pour informer cette femme que Léo était en lieu sûr et qu'elle ne le cherche pas.

Une fois de retour dans la librairie, Hermione passa le reste de la journée à profiter de la présence de Léo. N'ayant plus de petit lit pour lui, e
lle lui fit faire sa sieste dans sa chambre à elle. Il eut un peu de mal à s'endormir sans sa peluche mais finit par réussir après une demi-heure de lecture de la part d'Hermione. Une fois la sieste terminée, elle l'emmena faire une promenade car elle ne savait pas trop comment l'occuper. Le classement des livres avait été fait le matin, et elle n'avait plus aucun jouet à lui.

Elle rentra pour six heures, mais fut étonnée de ne pas voir Drago. Lui
qui était toujours si ponctuel se retrouva bientôt avec plus d'un quart d'heure de retard. Se doutant qu'il était passé voir la nourrice, elle ne s'inquiéta pas outre mesure. Mais à sept heure, il n'était toujours pas là et Léo commençait à avoir faim. Elle décida de lui faire à manger avant de lui remettre Spirit à la télé. Une demi-heure plus tard, Léo s'était endormit sur le canapé et Hermione commença à s'inquiéter du retard de son père.

« Il
à plus de deux heures de retard, ce n'est pas normal. Mais je ne sais pas quoi faire, je ne peux pas sortir puisque Léo est là. Il ne faut pas si longtemps pour avoir une petite conversation avec cette incapable » Pensa Hermione en faisant les cents pas dans la bibliothèque pour ne pas réveiller Léo.
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# Posté le samedi 26 mai 2007 11:55